1280 élus signent le Pacte Bio 2017 pour une alimentation d’intérêt général

Un « Pacte pour une agriculture et une alimentation d’intérêt général » est proposé aux élus de notre pays. Déjà 1280 d’entres eux ont signé cet engagement initié par la Fédération nationale d’agriculture biologique, le Synabio et le Coop de France. L’objectif visé par ce Pacte bio 2017 est de placer la France au 1er rang des pays Bio d’Europe!

pacte bio 2017

 

 

1280 élus signent le Pacte Bio 2017 pour une alimentation d’intérêt général

Et si c’était possible ? La France 1er producteur Bio d’Europe ! Si l’idée peut paraître ambitieuse, si elle évoque même pour certains un chauvinisme caractérisé bien de chez nous, le fait est que rien n’est impossible à qui s’en donne les moyens, et des moyens… la France en a!

Selon les données de l’Agence BIO, plus de 75 % des produits bio consommés en France, y sont produits. Les filières biologiques du pays affichent aujourd’hui une croissance record de leur chiffre d’affaires de 20% par an. Au total, elles représentent un marché de près de sept milliards d’euros.

Les trois principales préoccupations des acteurs du secteur sont :

  1. de parvenir à des prix rémunérateurs et équitables pour nos agriculteurs
  2. offrir des débouchés stratégiques pour les PME de l’agroalimentaires implantées dans nos territoires
  3. créer des dizaines de milliers d’emplois non délocalisables

 

Pourquoi ce Pacte Bio 2017 ?

On assiste aujourd’hui à la paupérisation grandissante de dizaines de milliers de producteurs. Pourtant, on voit par ailleurs que que des millions de nos concitoyens veulent s’alimenter avec des produits de qualité, lesquels sont mieux valorisés pour les producteurs. C’est un fait, la réussite économique du bio est une réalité qui n’est plus à démontrer.

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Les initiateurs du « Pacte pour une agriculture et une alimentation d’intérêt général » constatent également que l’agriculture bio, tout en préservant la biodiversité, permet de faire des économies dans le traitement de l’eau et des sols… une très bonne chose qui permet de réduire les dépenses publiques. C’est aussi, et surtout, un formidable engagement sur le long terme pour la santé publique.

C’est pour toutes ces raisons que ce Pacte Bio 2017 initié par la FNAB, le Synabio et Coop de France, est proposé à l’ensemble des élus du pays.

L’espoir est de voir la création de multiples nouveaux contrats entre les producteurs bio, les entreprises de transformation et de distribution, et les consommateurs. Le Pacte Bio 2017 est au service des valeurs économiques, environnementales, sanitaires et sociales dans nos territoires. Il comporte huit points:

1 – Amener la France au rang de leader européen de la bio

La France est en mesure de devenir d’ici 2022, le 1er pays producteur et consommateur de produits bio en Europe et le leader de la transition agricole et alimentaire au XXIème siècle. Actuellement, notre pays figure au 3ème rang pour les surfaces cultivées en bio, et au 2ème rang pour la consommation.

2 – Soutenir un secteur économique d’avenir

Parce qu’elles ont déjà démontré leur réussite, l’agriculture et l’alimentation bio peuvent devenir un secteur économique stratégique pour la France et devraient donc être soutenues par les pouvoirs publics et les investisseurs privés, à l’instar du numérique ou des énergies renouvelables.

3 – Encourager le développement de la production bio

Pour pouvoir répondre à la demande croissante et rendre la bio plus accessible à nos concitoyens, 20% des surfaces agricoles en France devraient être cultivées en bio en 2022 (contre 6% actuellement). La France rejoindrait ainsi l’Autriche à la tête des pays Bio dans l’UE.

4 – Relocaliser l’emploi agricole et agroalimentaire

La bio fournit déjà plus de 100 000 emplois dans les fermes, le conseil, la transformation et la distribution spécialisée; elle pourra être créatrice de dizaines de milliers d’emplois supplémentaires non délocalisables dans les années à venir.

5 – Garantir des politiques agricoles et agroalimentaires favorables aux filières bio

Il est nécessaire de prendre des mesures adaptées et suffisantes au sein de la Politique Agricole Commune dès aujourd’hui (2017) et demain (2020) pour garantir l’indispensable accompagnement des producteurs en conversion et la rémunération des pratiques des agriculteurs bio actuels en raison de leurs impacts positifs sur l’environnement et la santé publique.

6 – Développer des outils de financement adaptés

Les outils institutionnels de financement, tel le Programme d’investissements d’avenir, ou le livret de développement durable, devraient être réévalués et orientés vers les besoins des filières bio, au cœur des schémas stratégiques régionaux, pour accompagner l’innovation et le développement des PME, des coopératives et des réseaux de distribution bio.

7 – Augmenter la consommation de bio dans la restauration collective

L’introduction significative de produits bio dans la restauration collective publique et privée permettrait de développer des projets alimentaires territoriaux à forte valeur ajoutée locale.

8 – Impliquer tous les acteurs des filières bio dans leur gouvernance

Une grande concertation publique doit être organisée pour engager un débat national sur l’agriculture et l’alimentation durables. Elle devra être ouverte aux acteurs des filières concernées et à la société civile : syndicats, association de consommateurs, associations de parents d’élèves, associations environnementales, etc.

Parvenir à une agriculture et une alimentation d’intérêt général n’est pas une option, c’est une garantie pour un avenir plus respectueux des hommes, de la terre et de la vie dans son ensemble. Actuellement 1280 élus ont signé ce Pacte Bio 2017… gageons que des milliers d’autres les imiteront.

Le pacte proposé aux élus se trouve sur pactebio2017.com

Sites à consulter : Fédération nationale d’agriculture biologique sur fnab.org – Le syndicat national des entreprises bio sur synabio.com – L’organisation professionnelle unitaire de la coopération agricole sur coopdefrance.coop

Vous pouvez contribuer à sensibiliser nos élus, pour qu’ils s’engagent en signant ce pacte de bons sens, en diffusant l’info sur les réseaux sociaux :

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