France : recrudescence de « crise de foie » prévue pour les fêtes !

Elle n’existe dans aucun autre endroit au monde que dans notre beau pays : la « crise de foie ». Le pays de la gastronomie n’aurait-il donc pas  le droit d’avoir sa propre maladie, et bien non. Rassurez-vous cependant, vous êtes peut-être un bon vivant, mais pas un affabulateur. En effet, les symptômes qui accompagnent cette maladie franco-française sont bien réels… mais pas associés au foie. Explications et mode d’emploi pour un réveillon sans douleur, ou presque…

crise de foie

France : recrudescence de « crise de foie » prévue pour les fêtes !

Le réveillon approche et peut-être redoutez-vous la « crise de foie » du lendemain. Problème : « la crise de foie » du lendemain, de la veille ou du jour même… ça n’existe pas ! Quelques explications s’imposent pour comprendre l’origine des symptômes de cette « crise de foie » qui n’existe pas donc, mais qui fait mal !

Dernièrement sur Europe 1, accompagné du nutritionniste Jean-Michel Cohen, le médecin urgentiste Gérald Kirziek expliquait que cet ensemble de symptômes ressentis n’ont, en réalité, rien à voir avec le foie.

Que se cache-t-il derrière un foie en crise ?

crise de foie

une maladie franco-française je croha…

Un pays en crise, ça on connait et même trop bien. Les nerfs aussi s’y mettent parfois, en crise. Mais arrêtons là cette liste des crises connues et réelles, on risquerait d’y passer le réveillon ! Venons-en aux faits, ou aux non-faits devrais-je dire, pour évoquer le foie à qui on attribue cette crise, quand différents symptômes commencent à apparaître.

Car on a tous eu un jour ou l’autre une sorte d’inconfort gastrique, parfois des douleurs en bas à droite des côtes, après avoir trop mangé. Gérald Kirzek explique que ce sont en fait des douleurs au niveau de l’hypocondre droit, situé prés du foie d’où la confusion :

Le foie est là, mais il n’y a pas que le foie. Il y a aussi la vésicule biliaire et souvent quand on a trop mangé, on va solliciter cette vésicule, car elle excrète de la bile pour faciliter la digestion.

Mais cela peut aussi venir d’une gastro-entérite, une intoxication alimentaire ou d’une gueule de bois :

Quand on parle de gueule de bois ou de veisalgie, le terme médical, et bien ça peut-être des symptômes dyspepsiques, c’est-à-dire de l’embarras gastrique, d’où cette difficulté à digérer. Le foie peut effectivement être atteint… lorsqu’on a une hépatite. Mais cela n’a rien voir avec le fait d’avoir trop mangé pendant les fêtes.

Quand c’est le cas, cela vient soit d’une infection, soit d’une alcoolisation aiguë.

Peut-on se préparer à cet « assaut calorifique » déraisonnablement programmé ?

Bonne nouvelle, il est tout à fait possible d’agir à priori, pour se préparer à l’assaut des différents mets gourmands au menu du réveillon.

Plusieurs petites choses vont permettre au corps d’être dans de meilleurs conditions pour passer les fêtes. Pour le nutritionniste Jean-Michel Cohen, il faut avoir « une alimentation saine mais pas restrictive » dans les jours qui précèdent le repas de fête de fin d’année.

Il donne ces quelques conseils :

  1. Les petits-déjeuners ne doivent pas du tout être modifiés, mais les repas du midi et du soir doivent être plus sains que le reste de l’année.
  2. Un repas sain, c’est tout d’abord un repas avec suffisamment de végétaux : ça cale l’appétit, ça apporte des fibres et permet de réguler un peu le cholestérol avant les fêtes.
  3. Il faut également prendre des viandes et des protéines, mais cuisiner « sans matières grasses ».
  4. Il faut limiter les féculents à un repas sur deux. On les réserve le soir, parce que les féculents contiennent du tryptophane qui permet d’apaiser.
  5. On peut éventuellement faire une diète après le réveillon.
  6. Surtout pas de diète avant parce que cela aiguise l’appétit. Plus la frustration est amplifiée avant d’avoir accès à des aliments goûteux, plus vous allez développer la capacité à manger plus qu’il ne faudrait.

crise de foie

La crise de foie c’est comme le Père Noël…

La crise de foie ça n’existe pas, mais ça vous laisse comme un petit cadeau… sur l’estomac celui là. Le Père Nöel c’est pareil, mais au pied du sapin cette foie fois. Enfin si vous êtes sage, car vous connaissez maintenant les quelques conseils à suivre pour tenter de supporter un peu mieux les excès que votre corps risque de subir.

« Un peu mieux » est raisonnablement le meilleur résultat qui puisse être obtenu, si déraison il y a. Car la seule, l’unique façon d’éviter cette maladie du foie qui porte si mal son nom, est de limiter les quantités de nourriture succulente et de liquides fins et délicats qui les accompagnent… « y en a qu’on essayé« , bon courage !

Sur ces bons conseils : merci docteur, joyeux fêtes et à la vôtre !

C’est article est inspiré par la gourmandise et un sujet paru sur europe1.fr 

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