La génération Y, un nouvel idéal de vie ?

J’ai regardé pas mal de reportages et lu quelques études sur la génération Y, génération dont je fais parti, étant né en 1993. Tout ça cogitait dans ma petite tête, jusqu’à cette conversation cet été avec ma grand-mère qui m’a confirmé quelques faits que j’ai envie de partager avec vous.

génération y

La génération Y, un nouvel idéal de vie ?

D'après un texte d'Antoine, globetrotter invétéré de 23 ans...

J’annonçais donc à ma grand-mère notre départ avec Amandine pour un tour du monde à la fin de l’année…

J’ai lu alors l’incompréhension sur son visage. Mais pas la même que pour le premier tour du monde effectué à mes 18 ans. Son expression ne traduisait plus «Quelle est cette idée?» mais désormais: «Pourquoi se maintient il dans cette idée?». Elle m’a alors posé la totalité des questions suivantes:

  • Tu ne veux pas Antoine te lancer enfin dans un métier ?
  • Tu ne mets pas d’argent de côté pour ton avenir ?
  • À 24 ans tu n’auras pas de chez toi ?
  • Quand tu rentreras tu seras toujours au même point de départ ?
  • Tu ne veux pas faire comme tout le monde ?
  • Tu ne penses pas devoir te créer une situation ?

Je lui ai dit à nouveau que je n’aspirais pas à tout cela. Pour le moment je demandais à apprendre de la vie, à connaitre ce monde, à vivre des expériences, me créer des souvenirs et vivre de fortes émotions.

Mais cela ne suffisait pas, elle cherchait toujours à comprendre mon raisonnement. Je voyais ma petite mamie perturbée, elle me demandait comment je voyais les choses, sans parvenir à comprendre. Je lui ai expliqué que cette incompréhension était accentuée par la différence de génération. Le monde change. Les mentalités aussi, les objectifs et sources de satisfaction changent également. Je lui ai alors parlé de la génération Y…

La génération qui a tout mais qui ne vit rien

La génération Y, celle qui a un accès facile à toutes sortes d’informations, sans n’avoir rien connu. Génération qui n’a pas vécu la guerre ni la crise, qui est née à une époque la plus stable qui soit. Génération qui n’a pas connu d’expériences fortes, ni rien vécu d’exceptionnel. Génération qui n’a pas créé son objectif de vie, mais l’a reçu sans grande motivation. Génération qui a tout, mais qui ne vit rien.

À chaque génération son idéal

La génération de ma grand-mère sortait de la guerre. À l’époque, il était normal pour un couple d’avoir comme idéal de vie de bâtir un chez-soi et de l’approvisionner. C’était alors l’objectif de beaucoup de gens et nos grands-parents ont tout fait pour l’atteindre.

Ensuite nos parents sont arrivés

La société évoluant, le niveau de vie et les mentalités aussi, le nouveau rêve de vie n’était plus seulement de bâtir un foyer, mais d’avoir une situation stable et d’accumuler des biens physiques, en consommant toujours plus. Je perçois, pour ma part cet objectif de vie que l’on tente de nous imposer, comme le fait de devoir construire un empire plus gros que celui du voisin.

Une voie toute tracée

Nous, la génération Y, nous sommes nés dans ce rêve de vie atteint par nos parents. Depuis qu’on est gamin on nous dit qu’il va falloir choisir une voie d’étude, pour se spécialiser dans une branche dans laquelle on travaillera toute notre vie. On nous dit qu’il faudra donner le maximum de nous-mêmes pour évoluer dans notre métier. Qu’il faudra acheter une maison avec grand jardin. Décorer notre maison à la manière de Déco et compagnie… Bref, une vie de travail pour avoir le droit de consommer le soir en sortant du boulot.

Mais pourquoi nous battre toute notre vie pour un idéal qui n’est pas le nôtre ? Pourquoi devrions-nous continuer de vivre le rêve de nos parents ?

Nous sommes une génération lassée de cette vie, une génération voulant vivre notre part d’expérience, vivre notre propre rêve. Pourquoi ne pourrions-nous pas vivre quelque chose de nouveau ?

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La génération «pourquoi ?»

C’est marrant je viens de demander « pourquoi ? ». On dit aussi de la génération Y, qu’elle est la génération «Why?», la génération «Pourquoi ?». Les études révèlent que la tendance de cette génération Y, est de chercher à comprendre, de vouloir savoir pourquoi… À l’école, pourquoi j’apprends tel sujet ? Au travail, pourquoi je dois faire ça ? Nous sommes là, à toujours demander pourquoi, à toujours nous questionner, à remettre les choses en question.

La génération Internet

Depuis tout petit, à l’école on nous apprend de tout et de rien. On parle de plein de choses, on étudie plein de faits mais sans savoir pourquoi.

Nous sommes une génération née dans l’Internet, cette ouverture sur le monde qui nous permet de voir les choses autrement. La curiosité est grande, nous voulons savoir le pourquoi de tout ça ? Pourquoi la vie ? Pourquoi Moi ? Nous ne sommes pas satisfaits par les réponses qui nous sont données.

La génération Y est née avec de nouvelles valeurs, comme l’écologie, le partage et l’égalité des peuples. Nous aspirons à de nouvelles façons de vivre nos vies. Nous voulons du changement. Nous sommes à la fois une génération qui adopte et se lasse vite. Une génération en changement perpétuel, qui a besoin de vivre toujours quelque chose de plus. Nous voulons profiter de la vie, vivre d’imprévus, d’adrénaline, de sensations et d’émotions.

Un besoin de liberté

On a besoin de s’évader de cette vie stérile qui petit à petit nous zombifie et nous fait oublier nos rêves. La preuve, de plus en plus de jeunes s’échappent dans des mondes virtuels avec les jeux vidéos, d’autres passent leur temps sur le net, à travers photos, reportages vidéos…

Nous voulons faire nos propres expériences de vie et nous avons compris qu’elles ne viendront pas toutes seules. Alors nous partons les chercher nous-mêmes. En plus de cela, nous sommes en France, dans un système de plus en plus lourd à vivre au quotidien, toujours plus réprimé, surveillé. Il y a de plus en plus de normes. La vie est de plus en plus codée, donnant la sensation d’être enfermé. On a besoin de s’enfuir et retrouver sa liberté.

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Vivres ses propres expériences

Voilà pourquoi aujourd’hui les jeunes ne rêvent plus d’acheter une grande maison et une belle voiture. Ils préfèrent utiliser leur argent pour vivre des expériences, vivre des sensations et ressentir des émotions, se créant ainsi des souvenirs de vie.

C’est comme ça, que j’expliquais à ma grand-mère que petit à petit, la génération Y partait de plus en plus en voyage. Que chez les jeunes d’aujourd’hui le « rêve de vie » est en train de changer et que notre nouvel idéal est de « vivre un maximum d’expériences au jour le jour ».

Namasté

Vous pouvez retrouvez les aventures d’Antoine sur son blog: antoinesurlesroutesdumonde.com et sur sa page facebook: Antoine sur les routes du monde

Cette génération Y a des choses à dire, soyez son relais en partageant ce texte d’Antoine sur les réseaux sociaux:

47 Commentaires

  1. Je suis né en 1994 et je partage certaines des analyses d’Antoine, notamment sur notre quête de sens, comprendre le «pourquoi»… D’ailleurs bon nombre de jeunes ne veulent plus vivre dans les mensonges propagés par les médias, les élites, les dirigeants

    Par contre pour moi ça ne s’applique qu’à une minorité, notre génération globalement est une des pires, une génération d’égocentriques élevés dans l’individualisme, en mode «je veux tout, tout de suite», abrutis par Hanouna et autres et dont les préoccupations se résument en gros à leur prochain Smartphone ou à leur prochaine murge. Certes, une minorité qu’Antoine représente, est quasiment l’inverse, mais ils n’ont pas le nombre de leur côté hélas !

    En tous cas c’est un super voyage qu’il a fait, il faut qu’il garde cet esprit positif 🙂

  2. Merci pour cet article, je me reconnais bien là, il me fait me sentir moins seul. Je n’ai pas encore fait le tour du monde mais 3 voyages en asie et une expatriation bientôt j’espère.
    Je vais suivre vos avantures sur le blog…

  3. Super texte, merci pour le partage d’expérience !

  4. Je suis québécois et je ne me suis pas rendu compte que tu étais Français avant de le mentionner, beaucoup de jeunes ont le même idéal de vie et continuer à voyager et amasser des expériences de vie plutôt que des biens.
    Tu fais une belle distinction entre les générations, leur vécu et leurs rêves, ce qui explique en partie nos si grandes différences. Je l’avais jamais lu comme ça, bien dit.

  5. Salut! Je me demandais si ta mamie avait compris finalement. 🙂 Quelle était son opinion par la suite?

  6. Génial. Mille Merci pour ce témoignage avec autant de vérité.
    Je suis maman d’une jeune fille de 17 ans qui ne fais pas partie du moule. A ma grande fierté. Depuis toujours, je garde espoir dans cette nouvelle génération qui change le monde.
    Mon regard et mon cœur s’émerveillent de cette optimisme qui grandit chaque jour un peu plus.
    Bravo et belle découverte du monde et de la vie.
    Chantal

    • Et si la vie était de vivre le moment présent. Il faut accepter les gens avec leur différence . Partir, mon fils l’a fait juste après son bac . Il s ‘est mis en auto entrepreneur saisonnier . Et une fois l argent mis de côté il est parti en Australie .
      Son papa a juste payé le visa . Le reste il a tout géré .
      Il faut croire que tout est possible quand on le veut vraiment . Pourquoi être dans les peurs quand on sait que c’est juste le mental qui est perturbateur. Dans l’Action on a peur de rien . ET puis retraite mais les jeunes d aujourd hui savent très bien que leur retraite il faut qu’il se le construise eux même. Et puis pourquoi voir si loin …. aujourd hui les Mentalités changent . Qui sait ce que la vie nous réserve. Aujourd hui de ce monde ,peut être demain de l autre .Alors vivons le moment présent ,car le passé est derrière Et le futur on ne le connait pas . Ecoutons juste notre p’tite voix intérieure pour notre plus grand bonheur. IL vaut mieux vivre ses rêves que rêver sa vie .Une maman de 60ans .

  7. ça explique pas mal de chose que j’avais pas réalisé sur mon propre fonctionnement! Et ça me rassure de voir que je suis pas la seule à avoir entendu ces questions de la part d’un membre de ma famille! Je me demande si au final on est tous dans ce cas

  8. « vivre un maximum d’expérience au jour le jour »???Mais aux frais de qui???Sous la protection de qui??

    • De sois même.
      Pas d’Argent accumulée, pas de prèt à la banque, une vie différente c’est ce qu’il dit dans l’article.
      Ma soeur depuis 3 ans environs vie du voyage. Elle travail d’un pays a l’autre, qui dans un hotel et qui dans une ferme. Avec l’argent qu’elle gagne elle prévoit ensuite la prochaine destination. A ce jours elle a fait Irlande, Nouvelle Zélande, Réunion, Costa rica, Colombie, Australie et en mars elle sera au Pérou.
      Elle ne doit rien si ce n’est à elle même, et elle ne compte que sur elle même.

    • Je suis la copine d’Antoine, juste pour répondre aux frais de qui nous voyageons ? Seulement par nos propres moyens ! Antoine a été un petit peu sponsorisé pour son premier tour du monde, mais pour le deuxième absolument aucunes aides. Si tu savais comment on a bosser comme des dingues ( cumulant 3 boulots dans la semaine, je ne pense pas qu’il y est beaucoup de gens qui fasse ça en France avec toutes les aides qu’on nous donne ), on s’est privé de quelques sorties, de trucs comme ça afin d’économiser assez pour pouvoir partir un an ou plus, pour vivre une vie de rêve sans se soucier de l’argent ! Et nos parents nous ont juste aidés à Noël pour nous équiper. Donc cet argent pour voyager on la eu à la sueur de notre front.
      Tu ne préférais pas vivre une vie de découverte, sans stress ?

      • Merci d’avoir pris le temps de répondre Amandine, quelque part du fin fond du Mexique où toi et Antoine vous trouvez actuellement. Bonne continuation les globetrotter 😉

  9. c’est bien beau mais qui paye pour tout ca?Qui vas se plaindre plus tard de pas avoir une cenne et faire le bacon devant le gouvernement pour qu’il lui paye une retraite vivre dans le reve c’ est utopique

    • Je crois que tu n’a pas bien comprit, en fait, nous, la retraite, jamais, on ne s’est imaginé l’avoir. De 1, parce que travailler toute sa vie comme un bon petit soldat, pour toucher de l’argent quand nous serons vieux et, avec tout le respect que j’ai pour les personnes âgées, limité dans nos mouvements, surtout au vue de l’environnement dans lequel on vit qui détruit notre santé qu’on le veuille ou non. De 2, nous préférons vivres à fond dès le début, pour ne rien regretter si quoi que ce soit se passe, et sommes peu attaché aux biens, choses que le système veut nous faire paraître essentiel. Vivre dans le rêve c’est simplement vivre le moment présent, et non pas tablé sur un revenu. Après chacun, à son propre format de vie, mais pour moi, le meilleur restera celui de la liberté totale.

    • Le travail… pour s’offrir du rêve !!! A aucun moment il n’est question de pomper les autres pour s’offrir cette liberté. Non on travaille, pour s’offrir cette liberté ! Ah c’est sûr on ne s’engage pas dans un cdi mais il y en aura du coup plus pour les personnes inquiètes comme vous qui ne changeraient rien à leur petit « confort » par peur… peur de perdre ses habitudes tellement rassurantes. Quant à l’avenir, si vous comptez sur l’état pour toucher une retraite descente, vous etes bien naïf. Alors ne jetez pas la pierre à ceux qui osent faire ce que vous n’avez pas le cran de faire ! Ne vous inquiétez, on ne viendra pas vous piquer votre argent !!!

      • j’ai 23 ans donc en plein dans la génération Y, j’aspire à voyager et « vivre ma vie ». Cependant je suis aussi dans cette optique « d’accumuler » les biens (attention pas acheteur compulsif mais ne manquer de rien et aussi avoir quelques petits extra). Pour arriver à remplir ces 2 objectifs il me faut donc de l’argent, beaucoup d’argent. c’est pour cela que j’ai choisi d’investir dans la pierre. ça prendra un peu de temps mais au final ça me permettra de plus voyager, selon mes estimations.

        Je pense donc que le model  » old school » n’est pas forcement incompatible avec celui de la génération Y publié ici.

        • Tu as 23 ans, tu as investi ton argent et tu a fais combien de voyages ? Tu as réalisé combien de tes objectifs? Non c’est pas vraiment compatible pendant que tes sous prennent et perdent de la valeur, plein de jeunes ont visité appris et vécu. Des fois il faut juste le faire pour réaliser que ce qui te sécurise à la maison est rarement essentiel et souvent agis plus comme une barrière à « vivre ta vie »

  10. C ça exactement ça !
    sauf que ce n’est pas une génération, mais bien pls qui sont concernées ^^
    cinquantenaire g le même mode de vie que toi depuis plus longtemps 😉
    marginale ?
    hé oui et même marginale de la marge puisque « trop vieille » pour appartenir à votre génération.
    Il serait bon d’arrêter de raisonner par tranche d’ages ou de couleurs ou de religion ou de sexe ou etc … et de considérer uniquement LA personne.
    Bonne route, que les vents qui te portent soient lumineux et doux comme l’amour brother.
    Namaste

  11. Bonjour,
    N’appartenant pas a la génération « y » j’en ai pourtant les convictions .J’ai bientôt 52 ans, ce que je confirme de mon expérience ce résume en 2 mots pour moi être et avoir !
    Arrivé à une période de la vie ou l’on s’est battu pour avoir,et bien maintenant l’envie de tous bazardé et d’être enfin.
    Me serai-je trompé de génération ! .
    Entré trop jeune dans le model de nos parents était la seul voie à l’époque de mes 20 ans,vous avez la chance de la libre circulation.
    Profité tant que vous pouvez de votre liberté.
    Bonne route
    Dom

  12. Intéressant, mais franchement, il vaudrait mieux faire des corrections avant de publier un texte; car pour certains, cela pourrait leur devenir pénible à lire. Il n’empêche qu’il y a un fond de véracité. Toutefois, j’aimerais préciser que cette génération Y est propre à certains pays, principalement à l’Occident et qu’elle ne définit pas tout le monde né entre la fin des années 80 et la fin des années 90. J’aimerais aussi préciser que les idées avancées ici me semblent applicables à une frange de cette génération, principalement celle issue de la classe moyenne. Qu’en est-il des enfants nés de familles où l’argent transpire de leurs pores comme vache qui pisse ? Et qu’en est-il de celles et ceux qui sont nés avec une écuelle vide qui troue la panse et qui ne vit que pour ressentir les maux déplaisants de la vie ? Il n’empêche que le sujet est intéressant et qu’il s’agit d’un constat personnel avec toute la subjectivité que cela implique. Sur ce, je tends ma main et je lève mon chapeau.

  13. Salut Antoine,
    Ton analyse et ton expérience sont super intéressants. Je ne suis pas de la génération Y, mais X, j’ai 34 ans. J’ai moi-même beaucoup voyagé et à ma propre initiative depuis mes 21 ans, sur les 5 continents. Ces expériences de vies apportent effectivement beaucoup, et le contact avec d’autres cultures ont été essentielles dans mon parcours personnels, pour mon ouverture d’esprit, et permet de vraiment apprendre à connaître les personnes que l’on rencontre plutôt que d’avoir des préjugés. Cependant, je comprends aussi ta grand-mère. J’avais presque 30 ans quand je suis rentrée en France, essentiellement parce que mon corps était affaibli de mes 3 crises de palu consécutives. J’ai eu beaucoup de chance d’avoir un job intéressant à mon retour, et j’ai surtout apprécié retrouvé ma famille et mes amis, et surtout, une santé ! Bref, tout ce que je vous souhaite à tous les 2, est de vivre cette super expérience que vous vivez, à fond (YouOnlyLiveOnce « YOLO »), et de garder en tête que ce qui est profondément important est la santé, l’amour de la famille et des amis, de partager tous ces moments avec des personnes qui vous sont chers… Ne considérez pas trop que la France est un pays surveillé etc, car nous avons une chance incroyable de vivre dans une Europe de liberté et de démocratie, où les scandales sortent et ne sont pas cachés par un régime dictatorial, où chacun peut exprimer ses idées, et où on ne met pas les opposants ou les intellectuels et autres artistes en prison ou pire.
    J’espère que cela peut éclairer tes questionnements, et te souhaite bon vent 🙂

    • J’aime beaucoup votre commentaire. Cela me rappelle un peu l’histoire de l’Alchimiste de Paulo Coehlo.
      Je fais également parti de ces gens qui se veulent libre, et parfois c’est pesant car on se sent hors de la société. On cherche une liberté ailleurs, le bonheur ailleurs, la découverte. On fuit notre quotidien pour le rendre exceptionnel.

      Mais je pense que la finalité de tout ça, c’est de nous ouvrir aux chose, revenir plus grand, grandi, afin de mieux apprécier ce qu’on possédait déjà avant de partir (famille, ami, pays natal, etc.)

      L’être humain est en constante évolution 🙂 on aura toujours besoin de faire des vas et viens dans la vie pour sans cesse mieux apprécier l’instant présent, et se rappeler combien c’est agréable d’être juste là, peu importe ou on est, et peu importe ce qu’on a !

  14. je suis une grand-maman née dans les années 60, et quand je te lit, j’y vois de l’espoir, j’aurais aimer avoir ton courage et ta liberté d’esprit et je vois un bel avenir pour le monde avec des jeunes comme toi 🙂

  15. Je suis une mamie née aussi dans les années 60, à l’époque je n’ai pas osé partir à l’aventure et pourtant j’avais une opportunité !!! Aujourd’hui j’ai comme un gout d’amertume , du coup si mes enfants veulent voyager et profiter , je n’hésiterai pas une seule seconde à les encourager ….. Les voyages c’est la vie !!!!

  16. Si j’étais à la place te votre grand-mère étant moi-même grand-mère je vous aurais dis « vas-y, fais le …la Vie est une suite d’expériences que tu sois sédentaire ou mobile ! oublie l’alphabet, une lettre Y ne caractérise pas quelqu’un encore moins une génération !! crois tu que nous ne nous soyons jamais posé la question du pourquoi ?  » . Bon vent Antoine et à Amandine bien sûr Mimi

  17. faut pas oubliez que c’est papa et maman qui se sont forcé le cul en se privant de ce mode de vie dans leur jeunesse pour être capable de payer ce style de voyage à leur enfants. Car je doute qu’à 18ans les jeunes ont tout l’argent que ça demande de faire un tour du monde.

    • J’ai fait 10 ans de tour du monde. Partie à 18 ans, j’ai travaillé dans différent pays ce qui a été très enrichissant et mes parents n’ont aucunement payé mes grandes vacances. Il existe d’autres modes de travaille, les jeunes savent aussi se prendre en charge. On peut voir le monde et ses valeurs avec d’autres yeux que les siens. Et je comprends tout à fait des jeunes qui ont envie de vivre, plutôt que de se caser dans les petits moules tout près de leurs parents. Surtout que pour beaucoup en France, les perspectives professionnelles sont plutôt moins bonnes qu’à l’étranger, quel que soit le niveau d’étude.

    • Je me demande à quel point faut être fils/fille à maman pour penser que ces jeunes là font tout ça sur l’argent des autres. Franchement. Vous êtes clairement pas sorti très souvent de chez vous. En passant, les parents des Y sont nés dans l’époque avec le plus d’abondance de l’histoire. En tout cas en Amérique. Ils sortaient de l’université avec un BAC en peu importe quel domaine et les employeurs se jettaient dessus, ils pouvaient acheter une maison avec 40 000$ et faisaient à peine moins que la moitié du salaire actuel (avec un coût de la vie environ au 1/5 de ce qu’il est maintenant). Sinon, ils étaient policier, gérants, responsable sans aucune études. Aujourd’hui on a des études, des expériences, on parle 3 langues et on se fait encore demandé ou est notre Doctorat pour avoir un emploi à salaire décent. Je pense pas que ça se compare bien et je suis convaincue que le fait que cette génération n’ai pas le même objectif c’est aussi parce qu’ils savent que c’est beaucoup moins réaliste d’atteindre « le rêve américain ». Aussi une fois que tu détourne l’attention de cet objectif d’une vie de consommation, tu commences vite à te demander quel intérêt vraiment à « avoir » tant que ça.

  18. Bravo pour ton texte qui réussi bien à transmettre ton analyse de cette « génération ». Il peut se résumer dans ta phrase : « Nous voulons profiter de la vie, vivre d’imprévu, d’adrénaline, de sensations et d’émotions. »

    Je rejoins néanmoins certains commentaires précédents:
    – Faire un tour du monde n’est pas nécessairement « faire une expérience de vie »
    – Concernant les valeurs comme celui de « l’égalité des peuples », tu fait partie d’un sous-ensemble bien restreint de personnes nées dans les dernières 20 ou 30 années. La grande majorité de ces personnes n’appartient pas à l’occident et ne peut pas se payer certains luxes. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’ils font partie de la même « génération ». N’empêche que pour moi y a un certain mérite que d’être né dans une société définie par sa consommation immodérée et réussir à ne pas se laisser leurrer.
    – Quant aux « Why ? », de tous les temps il y a eu des gens qui se sont fait le même questionnement. Mais c’est vrai que ç’en est une caractéristique généralisée au sein de cette « génération ».

  19. Merci Antoine, malheureusement j’ai perdu ma grand mère à l’âge de 8 ans. Et il est vrai que j’aime beaucoup bouger… Je me retrouve un peu dans tes écrits… Je suis handicapé de la vue avec mon chien guide d’aveugle…

  20. Très beau récit, des choses très vrais dans tout ça,

    De 1992 et sur le point d’entrer durablement dans une entreprise je ressens parfois une certaine pression vis à vis de mes pairs, comme s’il était ringard finalement de ne pas voyager, faire le tour du monde, aller vivre dans un autre pays un moment pour le travail ou les études, ou encore désirer rester dans une entreprise un temps indéterminé.

    Le but est d’être heureux (je crois ?! :). Si nous avons besoin de liberté et voyons dans le fait de voyager, d’aller vivre ailleurs, un moyen d’assouvir ce besoin c’est très bien, il faut y aller, bravo Antoine ;-). Mais je ne pense pas que nous soyons forcés de faire cela pour se sentir libre et s’épanouir. La génération Y est aussi composée de personnes implantées sur un territoire (bien que nos métiers nous poussent souvent à nous déplacer très momentanément) et vivant des expériences également très riches, de par un investissement très fort dans le milieu associatif local, et une forte consommation culturelle.

    Il est possible de vivre localement une vie saine, épanouie, tournée vers les autres, riche en relations et loin de besoins matériels souvent assez peu porteurs de bonheur.

    Simplement une chose aussi, pourquoi ne pas prendre un peu de recul sur ce foisonnement d’ensembles que nous aimons à créer pour nous donner l’impression de comprendre le monde… la génération Y, Z et tous les autres dont nous n’entendons que trop parler dans certains médias… notre génération est faite de gens aussi variés que toutes les précédentes et toutes celle qui vont suivre, simplement le monde change vite, et il est complexe.

    La bienveillance est aussi pour moi une base fondamentale pour un nouvel idéal de vie.
    C’est une valeur à la mode ? Parfait, ce sera bien la seule que je suivrai..

    Bref..
    N’oublions pas non plus que le bonheur est en nous, ou que nous soyons..

  21. Pas mal de choses dans cet article me semblent vraies.
    Seulement, une chose essentielle me dérange: pour pouvoir profiter, il faut encore et toujours de l’argent. Je ne sais pas où Antoine est allé cherché le sien, mais on nous dit qu’il n’a pas de métier, ni de formation. J’ai envie de dire « cool pour lui », mais son cas est une minorité. Une minorité parce que les autres sont trop peu originaux ou téméraires, ou trop attaché à du bien matériel pour avoir les même inspirations que lui ?

    Non, une minorité parce que tout le monde ne peut pas se permettre ce genre « d’écart » et que tout le monde n’a pas un rapport à l’argent comme à un paquet de bonbons dans lequel on peut juste se servir et qui sera toujours plein.

    Je suis née dans une famille moyenne, on a jamais roulé sur l’or, voyager vers un autre continent (même en voyage type « sac au dos » à moindre frais) était déjà un luxe, dont je remercie mes parents de m’y avoir donné accès. On a fait le Mexique, le Canada et ce sont des souvenirs inoubliables pour lesquels je leur suis éternellement reconnaissante et qui m’ont donné, dès le plus jeune âge l’envie de partir et de repartir.

    Voyager n’est pas un bien matériel, c’est une expérience culturelle, une expérience de vie riche. Mais c’est un bien immatériel quand même, un bien qui, comme tout autre chose a un coût. Tant bien même que vous ne payez que le billet d’avion. Et 1000.- selon d’où tu viens n’a pas la même valeur.

    Aujourd’hui, à 22 ans, j’ai toujours pour rêve de partir faire le tour du monde. Mais je ne partirai que lorsque j’aurai terminé ma formation de travailleuse social, que j’aurai travailler un moment pour pouvoir le faire ailleurs que sur le dos de mes parents, qui s’inquiète déjà bien assez de leur situation (mon père étant malade) et que je remercie déjà de me donner le temps et l’argent pour réaliser des études.

    C’est une philosophie de classe moyenne, pas une philosophie de classe haute. Ce n’est pas que je sais pas profiter du moment ou autre, c’est que j’ai conscience de la réalité. Dans la réalité, tout se paie et si c’est pas moi qui le fait, c’est quelqu’un d’autre et quand on dépense trop il n’y a plus, même plus pour manger décemment. Je n’ai pas envie de me reposer sur les autres et je sais combien pouvoir déjà vivre dignement est une chance qui ne se gâche pas.

    Donc oui, une vision du mode de vie des génération Y, mais une vision qui concerne bien plus particulièrement la classe haute de la génération Y, qui n’ont de loin pas la même conscience de choses, les même contraintes et menaces. C’est de loin pas une généralité.

    • Bonjour Swànn. Je comprends votre interrogation sur la question financière d’un tel projet. J’ai l’intention de publier un article de présentation plus détaillé du tour du monde d’Amandine et Antoine, avant leur départ ce 5 janvier. J’aborderais cette question financière, puisque j’ai demandé aux deux tourtereaux comment ils ont réussi à trouver le budget nécessaire. Leur réponse est toute simple, plus simple qu’on pourrait le penser. Patience donc, vous saurez tout très bientôt.

      • Et j’espère que cette réponse n’est pas le chômage, comme je l’ai beaucoup trop entendue lorsque j’étais moi-même en voyage. Voyager c’est bien mais le faire aux dépends des autres franchement… Le PVT etc, c’est bien mais tu te fais arnaquer donc bon. Et puis c’est une classe sociale haute, je suis d’accord avec Swaan mais c’est aussi et surtout une idée occidentale, pensez-vous que les sri lankais de 93 ne souhaiteraient pas vivre la même chose? Ils n’ont même pas la possibilité d’en rêver.

        • Et non, pas de chômage pour Antoine. Il a bossé et mis de l’argent de côté.

          • Il a mis de l’argent de côté en bossant, et d’après le commentaire de Swànn, c’est exactement ce qu’elle compte faire aussi, une fois son diplôme obtenu et quelques années de travail pour voyager décemment (peu importe de partir un an ou un mois, combien de fois pensez vous que l’on puisse partir un mois / an dans toute une vie = surement suffisamment pour faire 3 fois le tour du monde)… J’ai du mal à comprendre ce rejet envers les jeunes de notre génération qui se soucient de leur avenir professionnel et qui regarde la vie sur le long terme, rien ne les empêche de voyager, pourquoi voyage doit systématiquement rimer avec « tout plaquer »? Pourquoi ne pas prendre du positif dans chaque façon de vivre et de penser ? Et surtout, pourquoi et sur quelle base détermine t-on que, bâtir un avenir et voyager pour s’en échapper quelques semaines par an, sont 2 choses incompatibles ? Il y a surtout beaucoup de préjugés et d’idées reçues dans ce discours là que je déplore. C’est super de voyager, de pimenter sa vie de ces expériences là !!! Mais travailler et y prendre plaisir est également important, voir sa vie sur plus long terme est intelligent, cela ne signifie pas automatiquement de s’emprisonner dans une routine « métro-boulot-dodo », ni même de surconsommer en recherchant absolument à engranger du patrimoine. Absolument pas, si l’on sait fermer la porte du travail derrière soi, il est possible d’avoir une vie magnifique faite de pleins de bon moment : le bonheur n’est d’ailleurs pas une destination quelconque à atteindre, c’est un état d’esprit permanent !!! Il n’y a que ceux qui on compris cela qui peuvent être heureux, les autres n’étant torturés que par les problèmes existentiels qu’ils se créent eux-mêmes à leur plus grand tort…. Dommage 🙁 . Je pense que cette mentalité n’est pas propre à une génération, mais plus à un manque de discernement de la part de gens (riches ou pauvres, peu importe d’ailleurs, là n’est pas le problème) qui ne parviennent pas à voir que leur verre est à moitié plein et qui vont passer leur vie à chercher à le remplir. A ces personnes, je souhaite de trouver ce qu’elles cherchent, mais au risque de vous décevoir : l’on ne mène pas sa vie en noir ou en blanc, il faut tirer le positif des deux, l’équilibre entre un travail (épanouissant je l’espère pour vous) et des expériences (voyages OU AUTRES) est un équilibre nécessaire pour être heureux !!! Pensez que l’on va toujours trouver mieux ailleurs reflète un cruel manque d’expérience de la vie, mais après tout, ce sont nos erreurs qui nous font grandir donc faites les, faites les toutes, je vous le souhaite.
            A bon entendeur salut !!

  22. Merci pour cet article, je me reconnais bien là-dedans, sauf que c’est plutôt mon grand-père qui s’inquiète des mêmes questions de ta grand-mère. Un retour en France bien difficile et des rêves d’évasion constants. Il est important de comprendre que l’on vit sa vie pour soi-même, pas pour les autres. Des piqûres de rappel ne font pas de mal..

  23. Cela n’a rien de nouveau avec la génération y. Les fables de la fontaines nous parlaient déjà de la cigale et la fourmi. Et c’est clairement ça. Beaucoup de jeunes ne veulent pas travailler! Après leurs études, certains prennent une année sabbatique pour voyager car ils estiment être trop jeunes ou n’ayant pas encore l’envie ou le courage de travailler. C’est bien de voyager, ça permet de découvrir bcp de choses mais à un moment faut se lancer et trouver sa voie, un job qui te plait et la vie sera également belle. De plus cela te permettra de partir en vacances.

    • C’est tout a fait mon avis , Car ce rêve n’a qu’un temps et même tres long , ne peut durer toute une vie ,Il faut prevoir apres avoir une formation.et rentrer dans la vie « normale » .Et ce n’est qu’une minorité qui peut envisager un Tel choix , Car si le maximum de jeunes de cette génération envisageait un Tel choix problème de société aigu

  24. je suis née en 58

    ne fais pas comme moi, toute une vie dans la même entreprise
    et ne pas aimer son travail. une maison, des enfants un mari
    des le plus jeune âge.
    vas y mon petit; mettre la théorie en pratique il n y a rien de mieux
    mange – prie- aime tout au long de ton chemin et tout se fera comme il se doit
    que la force soit en toi!.

  25. J’ai lu certains commentaires…Je fais partie de la génération X…Celle qui n’a pas connu le chômage, celle dont un seul salaire suffisait pour vivre décemment, qui ne se faisait pas de souci pour l’avenir parce qu’on savait qu’on entrait dans une entreprise et qu’on en ressortirait avec une bonne retraite…On pouvait faire des plans sur toute une vie…Mon fils fait partie de cette génération y…il a fait un master 2 de gestion…il a un esprit particulièrement ouvert et une faculté de s’adapter à tout et tous : merci les études supérieures qui servent surtout à cela : on l’oublie trop souvent ! quand , après quelques années de boulot payé au smic, il m’a parlé de voyager en démissionnant et quittant définitivement son logement : je n’en ai pas dormi pendant des semaines ! aujourd’hui, il est…HEUREUX ! Il fait des voyages, des rencontres qui lui font voir d’autres modes de vie.. il est hébergé pour presque rien à travers le monde par des Français expatriés (il y en a à foison et partout !) merci Internet…Pendant ses voyages on communique facilement et à son retour, nous nous régalons de ses récits…Du boulot il en trouve ici et là y compris quand il revient en France, parce qu’il accepte d’être en CDD, sous payé parce que de toutes façons c’était comme ça avant…Car voyez- vous, c’est de cela qu’il n’a pas été question dans le récit d’Antoine… Aujourd’hui, le marché du travail est miné…la précarité s’installe…Quand on est jeune on entre dans une boite qui fait faillite 3 ou 5 ans après…les CDI sont rares et l’accès à la propriété est difficile…Très peu de jeunes sont assurés de construire durablement quel que soit leur degré d’études…Alors ces jeunes à l’esprit tellement bien fait, s’adaptent à leur temps avec tout l’optimisme dont la jeunesse est heureusement capable ! Beaucoup ont cette chance que nous n’avions pas : des parents tolérants qui les comprennent, peuvent leur assurer le gite et le couvert en cas de problème dans la maison dont ils hériteront sans doute un jour ! Je n’attends pas de mourir pour que mes enfants profitent de ce que j’ai eu la chance de gagner grâce à mon époque !

  26. Je suis une presque mamie de 65 ans, et je partage avec ferveur les idées de la « génération Y ». Le monde dans lequel j’ai vécu est révolu et doit changer. Arrêtons de bouffer la planète et parcourons-la avec respect. Beau grand voyage à vous !

  27. Ô que c’est beau, que c’est bien… d’être un citoyen du monde de partir à l’aventure, de vivre comme une cigale et patati et patata… Yesss ! 100% d’accord ! Mais comme il a été dit plusieurs fois dans les commentaires, tout le monde n’a pas cette possibilité ! Il faut être issu d’une famille stable, pas trop pauvre (que les enfants ne soient pas dans l’obligation d’aider leur parents en étant présents physiquement et/ou financièrement…) et bien évidement sans charge de famille… Il vaut mieux se débrouiller en Anglais donc ce qui nécessite un certain degré d’éducation… Et puis les interrogations des jeunes sont les même depuis longtemps (du moins dans les classes moyennes et supérieures éduquées occidentales, ceux qui ont le temps de penser…). En fait il ne faut pas faire d’un cas un généralité, les jeunes actuels n’ont jamais été aussi marqués par les marques et la grande majorité semble lobotomisé par la pub… Est-il normal de voir des jeunes de 20 ans ne rêvant que de smartphone à 800 euros ou autres futilités coûteuses ? Donc je dis bravo aux jeunes qui refuse cette société de consommation à outrance mais je suis très pessimiste car j’ai le sentiment que ce n’est qu’une minorité… Je crois que l’occident est en pleine décadence et que les valeurs sont totalement brouillées par le relativisme ambiant…

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