Yoga et méditation peuvent ralentir le vieillissement cérébral

 

yoga et méditationUne séance hebdomadaire de yoga et de méditation peut renforcer les capacités de réflexion et aider à conjurer la perte de capacité cérébrale liée au vieillissement. C’est ce que tend à prouver une nouvelle étude réalisée avec des personnes âgées présentant des signes précoces de troubles de la mémoire.

Ces petits signes du vieillissement cérébral

Passer la quarantaine, les capacités cérébrales -et en particulier les souvenirs- commencent à décliner d’année en année.

On peut passer des longues minutes, voir des heures entières à tenter de se remémorer le nom de cet acteur « mais si, celui qui a jouer dans… » et certains mots ne viennent pas immédiatement à l’esprit, bien que : « je l’ai sur le bout de la langue… » . Sans compter cette maudite clé de voiture qui acquière le pouvoir de se téléporter dans une poche de veste qu’on a pas portée depuis… depuis quand au fait ?

Bouger son corps pour « muscler » le cerveau

Certains affaiblissements de la fonction mentale semblent inévitables lorsque nous vieillissons. Cependant, l’avancée de la science suggère que nous sommes en mesure de ralentir et d’atténuer cette baisse en fonction de notre mode de vie et, d’autre part, selon la façon dont nous bougeons notre corps.

Des études précédentes ont montré que ceux qui pratiquent la course à pied, la danse, le tai-chi, ou ceux qui jardinent régulièrement; ont un moindre risque de développer une démence, comparés à ceux qui ne sont pas du tout actifs physiquement.

Activité physique et méditation : le couple gagnant

Il existe également de plus en plus de preuves, que la conjugaison d’une activité physique avec la méditation, intensifie les avantages respectifs de ces deux types d’activité. Une étude intéressante réalisée avec des personnes dépressives, montrait que des coureurs à pied qui méditaient avant leur départ étaient de meilleur humeur, comparés aux autres ayant seulement couru.

Mais beaucoup d’entre nous ne possèdent pas les conditions physiques et/ou l’envie de courir. C’est pourquoi, pour cette nouvelle étude publiée en avril dernier dans le Journal de la maladie d’Alzheimer, les chercheurs de l’Université de Los Angeles, Californie (UCLA) en partenariat avec d’autres institutions, ont décidé de tester si le yoga -activité méditative douce- pourrait influencer le cerveau et renforcer les capacités mentales.

Les conditions de l’étude

Ils ont commencé par recruter 29 adultes d’âge moyen et d’autres plus âgés. Tous prétendaient s’inquiéter de pertes de mémoire et présentaient une déficience cognitive légère : une condition mentale qui peut éventuellement être un précurseur de la démence. Le cerveau des volontaires a été observé par des procédés d’imagerie médicale sophistiqués, pour pouvoir suivre comment les différentes parties cérébrales communiquent entre elles. Les sujets ont ensuite été divisés en deux groupes :

  • Le premier groupe a commencé un programme d’entraînement cérébral bien déterminé avec une heure de classe par semaine et, une série d’exercices mentaux visant à renforcer la mémoire, à pratiquer à la maison quotidiennement pendant environ 15 minutes.
  • Les autres ont pratiqué le yoga pendant une heure, chaque semaine. Ils ont visité le campus de l’UCLA pour apprendre le yoga Kundalini, ce qui implique des exercices de respiration et de méditation ainsi que des mouvements et des poses. Les chercheurs ont choisi cette forme de yoga en grande partie parce que les gens qui ne sont pas en très grande forme trouvent, généralement, qu’il est facile de suivre les séances.

yoga et méditation

Ce « groupe yoga » a également reçu un enseignement à la méditation connue sous le nom Kirtan Kriya, qui consiste à répéter une série de sons – mantra – tout en « dansant » avec des mouvements répétitifs de la main. Ils ont été invités à méditer de cette manière pendant 15 minutes tous les jours, de sorte que l’engagement de temps total soit équivalent pour les deux groupes. L’expérimentation s’est prolongée sur douze semaines.

Une amélioration dans les deux groupes

Ensuite, tous sont retournés au laboratoire de l’université pour réaliser une autre série de tests cognitifs et se soumettre à un deuxième examen d’imagerie de leur cerveau. A ce stade, tous les hommes et les femmes testés ont obtenus des résultats nettement meilleurs sur la plupart des tests mentaux.

Yoga et méditation : les « plus » apportés

  1. Seuls ceux qui avaient pratiqué le yoga et la méditation ont montré des améliorations de leur humeur.
  2. Les marqueurs de dépression potentielle était plus bas que ceux des personnes du groupe « exercice cérébral ».
  3. Idem sur les test de mémoire visuo-spatiale. Les fonctions visuo-spatiales permettent de s’orienter dans l’espace, de percevoir les objets de notre environnement et de les organiser en une scène visuelle cohérente, ou encore, d’imaginer un objet physiquement absent.

Dans les deux groupes, les scans du cerveau affichent maintenant plus de communication entre les parties impliquées dans la mémoire et les compétences linguistiques. Ceux qui avaient pratiqué le yoga ont aussi développé plus de communication entre les parties du cerveau qui contrôlent l’attention, ce qui suggère une plus grande capacité à se concentrer et au multitâche.

Le yoga et la méditation ont égalé, et même dépassé, les bénéfices de 12 semaines d’entrainement du cerveau. La Dr Helen Lavretzky, professeur de psychiatrie à l’UCLA qui a supervisé l’étude, à déclaré concernant yoga et méditation:

Nous étions un peu surpris par l’ampleur des effets sur le cerveau.

Comment yoga et méditation ont modifié physiologiquement uniquement le cerveau des volontaires ? Ce n’est pas possible de le savoir à partir de cette étude. Mais la baisse des taux d’hormones liées à l’anxiété et au stress est susceptible de jouer un rôle important, d’après la psychiatre.

Que d’autres formes de yoga/méditation ou d’activité soient à même de produire des effets similaires sur le cerveau reste une énigme, précise la psychiatre Helen Lavretzky. Mais, dit-elle, on peut obtenir de réels résultats, particulièrement puissants, en associant le yoga avec le type de méditation spécifique employée dans cette étude.

L’organisme « Alzheimer’s Research and Prevention Foundation » (fondation pour la recherche et la prévention de la maladie d’Alzheimer) qui a financé en partie ces travaux de recherche, fournit des informations sur son site internet pour commencer à méditer selon le Kirtan Kriya. Si cela vous tente d’essayer… faites-le avant d’oublier.

Source en anglais : nytimes.com

Plus d’infos sur le site de l’ARPF en anglais

Yoga et méditation prennent soin de l’être dans son ensemble. Partagez cette information autour de vous :

Un Commentaire

  1. Le Sanskrit et son influence sur la physiologie du cerveau

    Étude : comparaison des structures dans le cerveau lors de la pratique des techniques de méditation et de la lecture en sanskrit et langue moderne.

    Le Dr. Travis a demandé à ses sujets de lire un extrait de la Bhagavad-Gita en sanskrit et en langue étrangère moderne (l’espagnol, le français ou l’allemand). Dans tous les cas, ils peuvent faire des sons, mais ne connaissaient pas la signification. Dr. Travis a mesuré les ondes cérébrales (Erg), La fréquence cardiaque, fréquence respiratoire et la résistance électrique de la peau au cours de deux sessions de la lecture et dans un délai de 15 minutes de méditation.
    Dr. Travis a découvert que pendant la lecture en sanskrit la structure du cerveau était similaire à celle de la structure obtenue au cours de la méditation, mais elle est tout à fait différente pendant la lecture en langue moderne.

    Ce qui nous amène à la conclusion que les anciens textes des Védas et littérature védique, écrit en sanskrit, renforcent l’état de conscience supérieur, tandis que dans les langues modernes n’ont pas amélioré l’ordre du cerveau, mais, au contraire, le laissant fragmenté.

    http://nyabangal.blogspot.fr/2005/09/reading-sanskrit-improves-brain.html

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