L’ ÂGE DU JEU : le combat de l’initiative contre la culpabilité

A 3ème stade de leur développent, entre trois et cinq ans, les enfants possèdent un «surcroît d’énergie » qui leur permet de maîtriser trois aptitudes : le langage, la mobilité et l’imagination.

L’ ÂGE DU JEU : le combat de l’initiative contre la culpabilité

Cette étape commence vers l’âge de trois ans pour s’achever deux ans plus tard environ.

Elle est aussi appelée l’étape de la pénétration, car elle aide les enfants à pénétrer à l’intérieur des frontières du monde adulte par l’intermédiaire du langage, en disant : « donne-moi ceci » ou «donne-moi cela ». Ou encore par l’intermédiaire du mouvement : les enfants pénètrent dans l’espace par exemple en grimpant sur les meubles pour attraper des objets que leurs parents pensent avoir mis hors de leur portée.

Mais c’est surtout grâce à leur imagination que les enfants pénètrent dans de nouveaux domaines, parce que, parvenus à ce stade, ils peuvent devenir ce qu’eux-mêmes imaginent être.

Selon Erikson, le développement de l’aptitude au jeu, de la curiosité et la multiplication des prises d’initiatives dépendent alors d’un facteur qui devient critique à cet âge : une bonne gestion de la culpabilité.

L’éveil de la conscience permet en effet de se sentir coupable. A ce stade l’enfant sait que quelque chose est bien ou mal, même si personne ne le lui dit. Il n’a pas besoin d’éprouver de la honte pour savoir, par exemple, qu’il vaut mieux ramasser les morceaux de la tasse qu’il vient de casser.

La bonne et la mauvaise culpabilité


A ce stade les enfants sont très sensibles à la culpabilité. Non seulement, ils se sentent coupables d’avoir cassé une tasse, mais ils peuvent aussi se sentir totalement responsables – et coupables – de choses qui ne dépendent pas d’eux. Par exemple le divorce de leurs parents ou la mort d’un de leurs amis.

Un enfant que l’on réprimande sans cesse, peut du fait de son hypersensibilité, finir par se détester lui-même.

Souvent, en effet, il ne sait pas faire la différence entre lui – qu’il perçoit comme mauvais – et ses actes qui, seuls sont mauvais. Les symptômes de culpabilité malsaine et de haine d’eux-mêmes varient suivant les enfants.

Quand l’enfant projette sur les autres sa culpabilité malsaine et sa haine de lui-même, il prend habituellement pour cible celui qui l’a puni. Quand il aura grandi et qu’il aura acquis plus d’expérience, il punira très souvent ses parents en faisant ce qu’il sait leur déplaire. Et souvent aussi cela le conduira à punir d’autres personnes, et tout spécialement ses propres enfants. Les punitions auront une influence sur les relations futures des enfants avec leurs parents.

Pour guérir la culpabilité malsaine, ce dont l’enfant a le plus besoin, ce n’est pas de la présence de l’un ou de l’autre de ses parents, mais de l’amour qui les unit.

Les 8 étapes  du développement de l’être humain

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