Les gens exceptionnels ont des qualités que l’école réprime

Etes-vous de ceux qui n’ont jamais été premier de la classe ? La vie regorge d’exemples de personnages illustres dont la scolarité fut médiocre, incomplète ou catastrophique. Des exceptions croyez-vous ? Ce n’est pas si sûr. Ces gens disposent tous de l’une des qualités majeures, essentielles à une réussite professionnelle ou personnelle et sociale. Or, ces qualités qui permettent à un individu de se réaliser pleinement, sont brimées, réprimandées et combattues par le système scolaire.

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Les gens exceptionnels ont des qualités que l’école réprime

Étiez-vous le premier de la classe toute votre vie, depuis l’enfance jusqu’à la Fac ou l’université ? Certainement pas, ou peut-être pour quelques uns à qui cet article ne s’adresse pas. Car il s’adresse plutôt aux autres, à tous les autres, ceux pour qui l’école ne convient pas.

La vie a révélé d’illustres personnages autodidactes, ou n’ayant pas réussi leur scolarité. Ils ont aussi pour la plupart, été rejetés par la société, d’une façon ou d’une autre, dans un premier temps tout du moins. Car leur talent immense a fini par éclater aux yeux de ce monde qui les rejetaient, de cette société qui, a priori n’est pas pensée pour eux qui possèdent l’une de ces qualités essentielles dans la vie et… handicapantes durant la scolarité.

Ces personnages, comme bien d’autres connus ou non, viennent casser le mythe sans cesse rabâché par les parents et professeurs selon lequel  :

il faut travailler dur pour avoir de bonnes notes et réussir dans la vie.

Le lien entre réussir sa scolarité et réussir sa vie ne serait donc pas si évident que cela. Cette situation est-elle réservée à une poignée d’hommes et de femmes ? Pour le savoir, nous allons voir quelles sont les qualités essentielles qui transparaissent chez ces personnages qu’une vie extraordinaire a rendu exceptionnels.

Peut-être vous surprendrez-vous à partager une ou plusieurs des qualités de ces Grands du monde ? Peut-être réaliserez-vous que votre scolarité médiocre ou mauvaise ne fait pas de vous un nul ? Peut-être alors pourrez-vous profiter pleinement de ce potentiel qui est le vôtre, certainement inhibé par votre scolarité, mais qui ne demande qu’à s’exprimer !

Ces qualités essentielles que l’école réprime

Identifier ces qualités puis regarder comment le système scolaire les considère nous apprend beaucoup de choses. Non seulement l’école ne développe, n’utilise ni ne valorise ces qualités essentielles chez l’individu, mais elles sont même réprimées. Le problème et l’ironie de la situation est qu’en arrivant dans la vie active, ces qualités humaines font toute la différence !

1. La passion

steve jobsQu’est-ce que la passion ? Un Einstein ou un Bill Gates sont deux exemples de personnages passionnés dans leur domaine, qui ont connu d’importantes difficultés scolaires… avant une réussite exceptionnelle. Eux comme bien d’autres, ont un rapport passionnel avec leur discipline de prédilection.

Un élève passionné par telle ou telle matière, va naturellement délaisser les autres matières scolaires, du fait de ce rapport au sujet passionnel qui génère l’émotion et fait naître les sentiments. Rien n’est plus humain que de nourrir ce qui provoque en nous émotions et sentiments : notre passion. Etre passionné nous rend plus humain.

Ceux qui accèdent à l’excellence par un travail acharné, parfois illuminés ou visionnaires ; ceux qui accèdent au bonheur d’une vie intense, dont le moteur est alimenté par les sentiments et les émotions : ceux là vivent leur passion, lui consacrent le temps et l’énergie nécessaires, quitte à délaisser le reste.

peut faire mieux

On peut donc en toute légitimité, se demander pourquoi l’école s’entête à exiger de chacun qu’il travaille bien dans toutes les matières ? A l’école, ce qui me passionne est traité sur le même registre que le reste : des informations à ingurgiter et restituer à la demande. En voulant apporter les mêmes connaissances à tous, l’école sanctionne les passionnés. En ne valorisant pas l’approche émotionnelle et sentimentale du travail, elle s’oppose à ce qu’il y a de plus humain chez ces élèves. Une aberration.

2. La curiosité

La curiosité est à la base de toute découverte depuis toujours et, c’est également une condition indispensable à toute découverte future. Ainsi va le monde… pas l’école.

Notre curiosité permet également de trouver des solutions à nos problèmes du quotidien. Autrement dit, la curiosité est une forme d’insoumission aux problèmes. Comprendre pour maîtriser les difficultés, plus que de subir avec fatalité : c’est l’essence même de la vie. La curiosité nous garantit l’accès à une vie meilleure, faite de choix éclairés et non pas une vie résignée face à nos incompréhensions.

L’élève curieux, est un élève cherchant à s’informer davantage, voulant en connaître plus sur plus de choses. C’est un élève qui souhaitera comprendre un raisonnement, quitte à le remettre en question selon les informations dont lui dispose. Il dévore les manuels scolaires et « déborde » du cours que ses professeurs cherchent à distiller méthodiquement afin de « rester dans le programme » et « réaliser les objectifs d’acquisition ».

hors sujet

C’est élève qui tentera de faire passer cette vision plus complète ou plus personnelle d’un sujet dans sa copie va très vitre être disqualifié. Il n’est en effet pas question pour le système scolaire d’évaluer ces connaissances supplémentaires. Il s’agit (seulement) d’évaluer les capacités à répondre aux questions posées. L’élève est réduit par une évaluation minimaliste et conformiste à n’être qu’un magnétophone. Rec/play.

La vie, elle, nous demande au contraire d’en savoir toujours plus, de se remettre en question, de s’informer, se former et de surtout ne pas nous contenter de ce que nous a appris l’école. Le conformisme va à l’encontre de la vie, de ses exigences qui sont énormes et font appel à des savoirs multiples… que la curiosité permet de se procurer. La vie nous demande d’être celui dont l’école ne veut pas.

3. La visibilité

La vie professionnelle comme personnelle nous impose d’avoir de la visibilité. Nous nous fixons des objectifs pour parvenir à réaliser notre but. Autrement dit, la vie nous apprend (car l’école a oublié) à planifier des taches et leur réalisation, dans  le but de servir un objectif. La méthode est simple, le résultat efficace.

A l’école les choses sont différentes. Si, pour réaliser son but, l’élève se fixe des objectifs distincts, pondérés, graduels… il va immanquablement se heurter aux exigences de l’école. On lui demande de travailler et d’avoir les meilleurs notes possibles dans toutes les matières. On n’accepte pas qu’il se « contente » de réaliser ses objectifs, quand bien même ceux-ci lui garantiraient le succès. En d’autres termes : ses aptitudes à mettre en oeuvre méthodiquement sa réussite lui sont reprochées.

doit fournir plus de travail

C’est d’autant plus dommageable, que la situation est rigoureusement à l’inverse de ce que le monde du travail exige. On veut que nous soyons des professionnels performants dans la réalisation de nos objectifs, pas performants par ailleurs ou en toutes choses.

Il en va de même dans la vie. Dès la petite enfance, nous faisons des choix (inconscients) et nous fixons des objectifs. Certains apprennent d’abord le langage alors que d’autre se concentrent avant sur l’acquisition de la marche, le but ultime et commun étant le même pour tous : se développer.

L’être humain a un but personnel pour lequel il se fixe des objectifs personnalisés, qu’il réalise un à un et l’un après l’autre, selon un ordre qu’il se fixe et en fonction de ses capacités et de son analyse des différents éléments qui peuvent l’amener au succès. La vie fonctionne de cette façon. La vie ne consiste pas à réaliser ou apprendre tout et n’importe quoi, sans objectif clairement défini. Il n’y a qu’à l’école que cela existe.

4. La créativité

article-presse-internet-1-creativiteLa créativité est une qualité fondamentale de l’individu. Chacun développe naturellement sa capacité créative durant l’enfance. C’est aussi la première chose que nous enlève l’école. Quelques années plus tard, très peu d’adultes seront restés créatifs.

Entre deux il y a eu l’école. Elle empêche l’enfant de se comporter comme il en avait pris l’habitude de le faire : avec la créativité et l’imaginaire qui le caractérise. L’école crée des stéréotypes de réflexion et d’expression. On demande à l’élève de dire ce qu’il faut dire, non pas ce qu’il veut dire; on lui demande de réaliser un certain travail, de la façon qu’il lui a été apprise et pas autrement.

élève dispersé

Le créatif s’ennuie à l’école. Constamment en train de dessiner au fond de la classe, il aime aborder des sujets qui sortent du cours. Mais on lui apprend à rester dans le cadre scolaire, il apprend à formater sa pensée, comme on écrit dans les lignes : droit et sans dépasser.

Encore une fois, ceci est à l’opposé de ce qui l’attend dans la vie active où il faut être créatif et au top de l’innovation afin de surprendre, de séduire et de sortir du lot.

5. La sociabilité

Un enfant avec une grande aptitude à créer du lien, à développer de la relation aux autres, va être identifié à l’école comme un élève ayant un problème de bavardage récurent. Cet enfant à l’intelligence relationnelle hors norme a besoin de travailler en groupe. Il a besoin de l’autre, besoin d’être en synergie. Porté par l’euphorie du groupe, il est capable de donner le meilleur.

Cet élève sociable ne peut pas garder le silence ou écouter son professeur durant une heure. Il a besoin d’une ambiance collective, de provoquer chez l’autre des réactions pour pouvoir rebondir. En fait, l’absence de sociabilité constitue un risque pour lui, c’est un vide insupportable.

trop de bavardage

Aux examens, ces enfants peuvent tricher, mais non pas par volonté de tromper. S’ils entrent en relation avec leurs voisins durant un contrôle surveillé, c’est parce qu’ils ont besoin de ce partage. D’ailleurs, ils « trichent » autant pour trouver des solutions que pour en proposer à leurs camarades.

Ce que l’école appelle « tricher », le monde professionnel appel cela le travaille d’équipe. L’école demande de fournir un travail individuel, la vie demande de composer avec ses collègues. Allez comprendre.

Rien n’est perdu mais… tout reste à faire

Vous le voyez, ces qualités essentielles ne sont absolument pas valorisées à l’école. Elles sont au contraire réprimées. Ces qualités sont pourtant utiles et même indispensables dans la vie active. Le danger, c’est que ces élèves passionnés, curieux, méthodiques, créatifs et/ou sociables développent, comme c’est malheureusement trop souvent le cas, un sentiment d’infériorité et l’idée que la réussite n’est pas pour eux.

Ces mêmes personnes rejetées par le système scolaire ont pourtant les qualités requises pour réussir leur vie, se transcender et vivre avec passion. Mais il faudra au préalable déconstruire ce que l’école a mis en oeuvre et, parvenir à se défaire de l’image négative de soi-même.

Une image négative sans cesse renvoyée par une institution scolaire qui a décidément bien du mal a comprendre ou reconnaître la valeur des gens. Mais peut-être n’en a-t-elle que faire des gens ? Car finalement, le plus important à l’école ce n’est pas l’élève, dommage.

A voir : 5 qualités qui font échouer à l’école mais réussir dans la vie, sur youtube

Vous aussi avez eu quelques déboires avec l’institution scolaire ? Partagez cet article : 

19 Commentaires

  1. Cet article ne tient pas compte de toutes les nouvelles recherches en éducation qui teintent le vécu scolaire de nos jours. Il se base davantage sur des croyances par rapport à un vécu personnel. L’école a changé et continue de la faire. Le développement de la curiosité et l’acceptation des différences dans les personnalités des élèves sont, entre autres, mis de l’avant par de la différenciation pédagogique.

    • J’ai autour de moi une petite fille qui a dû redoubler son CP car elle ne savait pas bien lire à la fin de l’année : on l’a mis dans une situation d’échec alors que pourquoi faudrait-il savoir lire en 10 mois?!! Une autre petite fille qui connait beaucoup de choses, qui observe beaucoup et comprend beaucoup et on lui demande de se canaliser et de laisser la place aux autres! Conclusion il faut rentrer dans le moule!!!!!

      • je me permets une réponse: pourquoi « une situation d échec » ? parce que la société a décidé que redoubler était un échec? et si on disait aux enfant: « l’école s’adapte et vous permet de revoir le même programme pour être meilleur, et s adapte au temps que vous mettez a apprendre a lire  » ce n’est pas que le redoublement qui est en cause, mais la manière dont on en parle ! comme des notes des interrogations écrites et orales, des devoirs maisons, etc…..

        • entièrement d’accord : d’un coté on prône le temps d’apprendre et de l’autre , on ne veut pas utiliser les outils qui le permettent

        • il ne faut pas confondre redoublement et échec ; si un enfant ne sait pas lire ou ânonne , il aura du mal à suivre au cours suivant et là sera l’échec : il vaut mieux « consolider »et redoubler.

    • Je pense que même si nous avons une chance immense d avoir un système de scolarité qui donne la chance à chacun,c est une utopie de croire que les avancées sont majeurs en ce qui concerne le sujet évoqué. Beaucoup d enfants sont en difficultés avec la conception de l école ,d autant plus que cela tient aussi à l humanité relative ou non des enseignants. Nous sommes encore très formates et bien loin des pays nordiques ,dans les recherches dont vous parlez

  2. la curiosité n’est « un vilain défaut » que pour ceux dont la seule passion réside dans le manger, boire, dormir, s’amuser, et se fondent dans le moule du communément correct.

  3. C’est marrant, les enseignants ont énormément d’élèves qui ne savent rien faire tout seuls, qui ne savent pas se lâcher, essayer, … qui posent leur cerveau en entrant en classe pour tenter de deviner ce qu’on attend d’eux et de faire bêtement une tâche qu’ils n’essaient pas forcément de comprendre… L’école a beau avoir un cadre, elle essaie d’ouvrir à tout… Quel article limitatif… Et le reste dans tout ça?

  4. Je trouve cet article intéressant et assez vrai. Heureusement qu’il n’y a pas de corrélation entre bonheur et réussite scolaire. L’école est là pour transmettre des savoirs (les mêmes pour tout le monde) mais ne permet pas qu’on interroge la pertinence de ces savoirs ni l’utilité de leur transmission. Si on veut être franc, posons le débat de la finalité de l’école dans sa forme actuelle dans la société française. C’est aujourd’hui un grand mystère dont il ne faut pas parler de peur de faire pleuvoir la foudre sur ceux auquel le système profite.

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  6. Bonjour,

    Cet article présente des aspects intéressants, mais mérite une mise à jour sur le contexte actuel du cheminement de l’Ecole.

    J’ai l’heureux plaisir de diriger et de faciliter des changements dans un établissement scolaire.

    Notre travail des 5 dernières années a été ciblé sur le rôle de passerelle que doivent jouer nos trois dernières périodes de l’école obligatoire(Suisse/Fribourg/ cycle 3). Pour ce faire, l’équipe pédagogique a du travailler différemment, développer des outils qui permettent l’accompagnement versus le conditionnement:
    – sanctions éducatives individualisées
    – accompagner la construction et effectuer le suivi du projet personnel de l’élève
    – développer un accompagnement systémique de l’élève au niveau socio-éducatif
    – entretenir un regard et une institution inclusifs liés à tous les besoins des élèves
    Garantir une perméabilité entre les filières et permettre d’allonger le cursus

    Nous ne l’avons pas réussi seuls, nous avons développé un tissu économique sensible aux élèves de l’établissement (réseau d’entreprises acceptant les stages et embauchant nos jeunes). Nous avons la chance de pouvoir nous reposer sur une solide formation duale au niveau pré professionnel qui fait concurrence aux universités gràce aux accès aux hautes écoles ( accès possible pendant ou après le cursus). Nous avons développé et entretenu une relation avec une école partenaire dans la partie de notre pays, pour que nos élèves sans issue en fin de parcours puissent aller apprendre une langue dans un contexte plus autonome (sans les parents). Enfin, nous avons un cadre légal défini par une loi scolaire garantissant l’ensemble des aspects ci-dessus.

    Ce travail colossal de mise en réseau et de mises à jour a demandé des journées de formations pédagogiques, d’aménager une bulle d’air pour élève et enseignant au niveau de l’établissement et un accompagnement permanent des acteurs. Si intense que cela est et a pu l’être, je tiens à dire que le résultat (temporaire) est incroyable en terme de passerelles réussies et en vaut vraiment la peine. Cette remise en question des pratiques, le lien avec la suite professionnelle et surtout les possibilités des élèves nous portent constamment avec l’esprit de l’amélioration.

    Voilà en quelques lignes pourquoi, si je partage les thèmes évoqués, je ne peux que vous témoigner que l’école décrite n’est plus celle de nos quotidiens. L’Ecole avance sur un chemin d’individualisation des accompagnements et les pédagogues changent de regard et de dynamique de travail.

    J’ai de la chance de pouvoir collaborer avec un système étatique qui ne centralise pas tout. Cet aspect laisse à mon établissement le choix de la mobilisation des ressources et nous permet d’assurer au plus près de nos consciences l’équité.

    Le chemin est encore à parcourir, mais les rôles actuels permettent à nos élèves de sortir de la caverne.

  7. Et oui l’école est faite pour les gens moyens par des gens moyens donc ne pas espérer de lumière de la part de tels personnages !
    La sélection est basée sur l’échec, il faut rentrer dans le cadre et surtout ne pas vouloir en sortir.
    L’école devrait l’endroit ou l’on donne envie d’apprendre et non un endroit ou l’on vous serre une soupe insipide, imbuvable que vous devez ingurgiter de grès ou de force.

    • Exact. Vous avez tout résumé. Le côté obligatoire est d’ailleurs du travail forcé. Comment des gens qui ne sont jamais sortis de leur caverne scolaire et qui ne font qu’inculquer un programme gouvernemental pourraient-ils apprendre la vraie vie à des enfants sans détruire toute créativité, culture et pensée personnelle ?!

  8. Certes il y a beaucoup de grands personnages, intellectuellement parlant de l’histoire qui ont façonné leur vie sans tenir compte de leurs études. Mais, moi qui suis surdoué et qui réussit a 80%, cela veut-il dire que je raterai le reste ? Non, l’intelligence est malléable, élastique, il ne faut pas mettre toutes les personnes ayant des difficultés scolaires dans le même panier comme ils ne faut pas non plus dire qu’aucun « Surdoué » (Je met des guillements pour généraliser le mot) ne réussira bien dans la vie.

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  10. Voir sur ce sujet : Fayssal Hafidi : https://youtu.be/9rb5ZCe_n3k et aussi Franck Lepage

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  12. Bonjour j’avais perdu de vue les annotations de mes carnets de notes et OUI ces annotations qui font de vous un enfant qui est une poussière de tiroir fourre tout, et qui laisse des traces d’une violence incroyable.. Manque de travail hors sujet trop de bavardages et dispersée, bref à cinquante quatre ans infichue de m’orienter, de choisir l’école m’ a désorientée.. Retrouver qui je suis m’a été vraiment compliqué. Être dans ce qu’on vous demande en terme de copie à rendre en concours, exams ou entretien d’embauche est tout simplement hors champs pour celle que je suis. Finalement il n’y a que les gens qui bousculent les règles sans peurs imbécile qui réfléchissent en circonférences multiples et en profondeurs de champs tout en regardant tout obstacle comme une chance de faire avancer les choses. Ceux là font avancer le monde, les lois.
    La conformité ne fait rien évoluer, la conformité est statique… Aujourd’hui Mademoiselle sait tout s’est tue puis muée en : « tout ce que je sais c’est que je ne sais rien »…. Tout va bien. Mais j’ai réellement pensé que j’avais était passé sous les pieds d’un Mammouth, puis sans délicatesse déposée dans un désintégrateur de particules… Merci aux rares enseignants qui m’ont aidé.

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