Savoir pardonner limite le stress et le risque de maladie mentale

savoir pardonner

Savoir pardonner à soi-même comme aux autres peut contribuer à limiter le stress et son influence négative sur la santé mentale. C’est ce que révèle une nouvelle étude sur 148 sujets plus ou moins facilement disposés au pardon.

Les chercheurs ont étudié les effets du stress sur de la durée de vie et la santé mentale d’une personne. Il ont regardé comment les gens plus indulgents s’en tirent par rapport aux personnes pour qui le pardon est plus rare.

Pour ce faire, ils ont demandé à 148 jeunes adultes de remplir des questionnaires pour évaluer le niveau de stress dans leur vie, leur tendance à pardonner et à leur santé mentale et physique.

Pas de surprise, les personnes ayant une plus grande exposition au stress au cours de leur vie ont une moins bonne santé mentale et physique. Mais les chercheurs ont également découvert que si les gens étaient très indulgents, à la fois pour eux-mêmes comme pour les autres, à elle seule cette caractéristique élimine quasiment le lien observé entre stress et la maladie mentale.

Le responsable de l’étude Loren Toussaint, professeur agrégé de psychologie au Luther College dans l’Iowa (USA), à propose de la relation de cause à effet entre stress et maladie mentale :

Il est presque entièrement effacé, il est statistiquement proche de zéro (…) Si vous n’avez pas cette tendance au pardon, vous ressentez les effets bruts du stress d’une manière non atténuée. Vous ne disposez pas d’un tampon contre le stress.

Le mécanisme permettant au pardon de protéger une personne contre les symptômes d’un stress sévère, est difficile à déterminer. Les chercheurs pensent que les gens qui sont plus indulgents développent de meilleures capacités d’adaptation pour faire face au stress, leur réaction aux principaux facteurs du stress sont amoindris.

Le nombre de sujets étudiés est relativement faible. D’autres recherches sont nécessaires pour comprendre pleinement les avantages engendrés par l’indulgence. Mais le Pr Toussaint est persuadé que savoir pardonner s’apprend. Il affirme que beaucoup de thérapeutes travaillent cette culture du pardon en consultation. Ses propres travaux de recherche -antérieur à l’étude- ont montré que la prière ou la méditation sur le pardon, peuvent aider les gens à relativiser :

Le pardon s’en prend à cette connexion néfaste entre stress et maladie mentale et la rend nulle. (…) Je pense que la plupart des gens aspirent au bien-être, le pardon leur en offre la possibilité.

Besoin d’aide pour pardonner ?


pardonner vraiment

Consulter notre article

Dix étapes pour pardonner vraiment et se libérer


Source en anglais sur time.com

Pardonner ? C’est bon pour tous, à commencer pour nous-même. Faites-le savoir à vos amis… et aux autres :

Un Commentaire

  1. Si l’on accepte que la vie est un flot, je vois le refus de pardonner comme vouloir tout entraîner, colines et montagnes avec soi dans ce flot. Je perçois le refus de pardonner comme un obstacle dans notre propre progression. Celui qui a refusé le pardon dans une année antérieure n’est encore en 2016. On pardonne pour soi-même. Merci!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *