Un village inverse l’exode rural en misant tout sur l’écologie

Saint-Pierre-de-Frugie se situe en Dordogne. Quelques années auparavant, la désertification guettait ce petit village confronté au vieillissement de sa population et à l’exode rural. Somme toute, une situation assez répandue dans nos campagnes. Aujourd’hui, après une transition écologique remarquable et remarquée, le village affiche complet !

exode rural

Un village inverse l’exode rural en misant tout sur l’écologie

Comment le maire de Saint-Pierre-de-Frugie est-il parvenu à renverser l’exode rural dans sa commune située aux confins du Périgord Vert ? Sa recette : beaucoup de bio, le parti pris de l’écologie et la petite dernière : une école Montessori.

Vu sous cet angle, c’est sûr qu’on comprend mieux pourquoi on se bouscule au portillon de Saint-Pierre-de-Frugie ! Et pourtant, à voir les statistiques de la population en 2007, l’avenir du village paraissait bien morose…

Trois graphiques révélateurs :

Exode rural : comment l’éviter

En 2008, Saint-Pierre-de-Frugie est un petit village de Dordogne en perdition de population, comme beaucoup d’autres villages de nos campagnes. Les jeunes sont partis à la ville à la recherche d’un travail. Irrémédiablement, les événements se sont enchaînés : fermeture de la seule école du village, fermeture du bistrot dans la foulée…

Mais, en 2008 également, le village à un nouveau maire : Gilbert Chabaud, lequel à sa petite idée pour inverser une tendance que chacun observe impuissant depuis de longues années.

Comment éviter la mort annoncée d’un village dans lequel ne vivent plus que des anciens ?

Pour Mr le Maire, la solution est bio et écolo ! En plusieurs étapes, il est parvenu à changer radicalement la donne, jugez plutôt :

1 – Adieu pesticides, bonjour papillons

Dans un premier temps, le conseil municipal a voté la fin de l’usage des pesticides et des traitements phytosanitaires dans la commune. Résultat spectaculaire, papillons et autres insectes pollinisateurs ont fait leur grand retour. Plus d’insectes, c’est plus d’oiseaux, c’est plus de vie… tout simplement.

2 – Création d’un jardin bio partagé

exode ruralEnsuite, la municipalité a décidé la création d’un « jardin partagé ». Une sorte de potager collectif pédagogique ouvert à tous où chaque habitant est invité à s’initier à la permaculture et à se fournir en fruits et légumes.

En plus de l’engouement local suscité et de l’animation sociale et écologique ainsi créée, le potager partagé est maintenant connu bien au-delà des frontières de la commune. À n’en pas douter, il fait des envieux !

 

3 – Développement de l’écho-tourisme

Dans un troisième temps, Gilbert Chabaud a voulu profiter du potentiel touristique de sa commune. À ce sujet, voici ce qu’il a confié à l’AFP :

En améliorant l’environnement, en rachetant les zones humides tout autour de la commune, on s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire pour l’écotourisme.

Dans la foulée, neuf sentiers de randonnée sont aménagés dans les environs et le patrimoine culturel du village a été restauré grâce à des matériaux… écologiques bien sûr. Sans attendre, les touristes sont venus, attiré par des lieux totalement réaménagés. Nombreux sont les visiteurs qui viennent écouter entre septembre et octobre le brame du cerf.

4 – Ouvrir un gîte pour l’accueil les touristes

L’étape suivante s’imposait d’elle-même : la construction d’un gîte rural et écologique destiné à accueillir les visiteurs de plus en plus nombreux. Mais ça ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin. Les touristes, aussi écolos soient-ils, ont besoin de se rafraîchir et de se nourrir.

5 – Réouverture du bistrot et création d’une épicerie bio

En 2013, le village a donc rouvert les portes de son bistro dont la gestion a été confiée à un gérant venu de l’extérieur. Dans la foulée, le village a même eu droit à l’ouverture d’une épicerie bio alimentée par les agriculteurs de la région !

exode ruralOn peut aussi voir sur place une fabrication artisanale de poteries, une artiste peintre. Les artisans déjà sur place ont également pu pérenniser leurs affaires, d’autres se sont installés (peintre, couvreur, feuillardiers, pisciculteur…).

6 – Création d’une école Montessori

Retour de l’animation, retour des commerces et arrivée de nouveaux habitants… Il ne restait plus qu’à rouvrir l’école. Et, vu que l’éducation nationale y restait opposée, le maire a soutenu une institutrice qui souhaitait ouvrir une école Montessori.

Bonne pioche : non seulement l’école a bien fonctionné mais, en plus, en une année scolaire seulement, les effectifs ont déjà doublé. L’établissement accueille désormais 20 élèves !

Un village tourné vers l’avenir

Il n’aura fallu que 8 petites années à Saint-Pierre-de-Frugie pour faire sa révolution écolo et attirer quelques 40 nouveaux habitants ! Au final, Véronique Friconnet, secrétaire de mairie, confiait à l’AFP :

C’est un cercle vertueux. Désormais il ne se passe pas un jour sans que des gens appellent pour nous demander s’il y a des maisons à vendre à Saint-Pierre.

Le succès provoqué par cette transition écologique amène d’autres idées innovantes. À l’avenir, Gilbert Chabaud envisage un village devenu autonome en énergie. Bon là c’est sûr, la population va exploser à Saint-Pierre-de-Fergie ! En attendant, il conclut :

Cette belle histoire souligne une chose : la transition écologique ne doit pas être vue comme une contrainte à trainer comme un boulet mais bien comme une formidable opportunité d’avenir. La trajectoire étonnante de Saint-Pierre-de-Frugies en est la preuve : les gens sont prêts pour l’écologie. Mieux que ça : ils la plébiscitent !

Source : francebleu.fr

La vie dans un petit village écolo vous tente-t-elle ? En tout cas, Saint-Pierre-de-Frugie est un bien bel exemple d’une conversion écologique réussie. Faites connaître cette initiative autour de vous :  

4 Commentaires

  1. Retour PingUn village inverse l'exode rural en misant tout...

  2. Dominique Dekindt

    joli article, mais svp, vous faites une erreur d’orthographe dans la première phrase… Pas cool pour un journaliste!

    • Je l’ai corrigée, merci. Pour info, les journalistes font du journalisme. Ici, vous êtes sur un blog, point de journaliste à l’horizon !

  3. Et puis l’ortograf ont sans bas un peu le stek quend maime

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