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Monsanto en procès contre les agriculteurs bio

Monsanto en procès contre les agriculteurs bio

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Au début de l’été aux USA, un jugement favorable au géant Monsanto est tombé : l’entreprise conserve le droit de poursuivre en justice les agriculteurs biologiques dont la production contient plus de 1% d’OGM. La firme a

Au début de l’été aux USA, un jugement favorable au géant Monsanto est tombé : l’entreprise conserve le droit de poursuivre en justice les agriculteurs biologiques dont la production contient plus de 1% d’OGM. La firme américaine n’entend pas laisser se développer une agriculture alternative à sa conception de la production alimentaire, pourtant très controversée par les populations du monde entier.

C’est l’incompréhension dans l’opinion américaine qui crie à l’injustice. Monsanto pourra continuer de poursuivre en justice n’importe quel agriculteur dont le maïs contiendrait plus d’1% d’OGM. Quel comble! Car la contamination des cultures non OGM est rendue possible par la présence à proximité de cultures OGM qui contaminent d’elles-mêmes les champs de culture bio à proximité.

Monsanto en procès : déjà 144 plaintes déposées

Non seulement, Monsanto veut rendre les productions de ces agriculteurs invendables, mais également s’enrichir avec les actions en justice contre une contamination dont ses propres produits sont à l’origine ! Une belle hypocrisie dont l’entreprise située à… Creve Coeur dans le Missouri, semble faire sa doctrine, aux vues des 144 plaintes pour violation de brevet qu’elle a déjà déposées en quatre ans.

La cour fédérale suit Monsanto

La cour d’appel fédérale des Etats-Unis a rendu sa décision début juin, elle est en faveur du géant de la biochimie. La cinquantaine d’agriculteurs bio unis dans cette bataille juridique sont déboutés. Le jugement s’appuie sur une mise en garde faite par la société qui mentionne en quelques lignes sur son site web, qu’elle intentera une action en justice au cas où plus d’1% de la production contiendrait des OGM dont elle détient les brevets.

Champ contaminé par les OGM = violation de brevet

Les agriculteurs subissent ces contaminations de champs bios accidentelles, ils ont rarement conscience que leur production est atteinte. En plus, ils doivent continuer de craindre que les avocats de Monsanto les traînent devant la justice pour violation de brevet. Avec les agriculteurs bios, le peuple américain ne comprend pas. Cela n’émeut aucunement la justice américaine qui, avec ce jugement, persiste et signe en faveur de l’industrie.

Plus rien ne semble s’opposer à Monsanto

C’est un secret pour personne : le lobbying opéré par Monsanto a réussi – dans un passé récent – à rallier juges et politiciens à ses côtés. La dernière fourberie en date est le « Monsanto Protection Act », ratifié fin mars. Grace à ce nouveau joujou, Monsanto a réussi à empêcher la justice américaine de suspendre la vente ou la culture d’OGM dont l’homologation est remise en cause.

Europe : ton tour viendra

On assiste, une fois de plus, à une situation scandaleuse du point de vue de l’éthique. Malheureusement en Europe, nous devrions bientôt pouvoir goûter à ce genre de situation indigeste. Les nouvelles règles du commerce en négociation entre l‘UE et les USA avec le TAFTA, nous réservent de biens mauvaises surprises.

L’argent est roi

A notre époque, les industriels obtiennent des droits inacceptables pour faire de l’argent. Cela se fait à l’encontre des droits fondamentaux des populations civiles. On peut craindre que plus une seule institution ne soit en mesure de pouvoir garantir ou préserver la santé publique, dans un avenir qui se rapproche à grands pas… si ce n’est pas déjà le cas.

Pourquoi ce sujet garde un vrai poids concret

Même quand le sujet paraît politique ou sectoriel, ses effets touchent le quotidien : qualité de l’alimentation, modèles agricoles soutenus, exposition à certains produits, accès à des alternatives plus saines ou plus sobres. C’est ce lien avec la vie réelle qui évite d’en faire un simple débat théorique.

Lire ce type d’article utilement consiste donc à faire le pont entre l’information générale et les choix pratiques : ce que l’on mange, ce que l’on achète, ce que l’on soutient et ce que l’on considère comme acceptable à long terme.

Comment utiliser ce contenu sans le réduire à une réaction d’instant

Les sujets de fond gagnent à être lus au-delà du réflexe d’indignation ou d’adhésion immédiate. Ce qui compte est la capacité à replacer l’information dans une trajectoire plus large : évolution des normes, arbitrages économiques, place du bio, attentes des consommateurs ou contraintes techniques réelles.

Cette mise en perspective permet de garder un article vivant dans le temps, au lieu de le traiter comme une simple actualité périssable.

Par quoi commencer ?

Le plus simple est de choisir une seule idée facile à tester, puis d’observer le résultat avant d’en ajouter une autre.

Comment savoir si cela me convient ?

Un bon repère reste l’effet concret sur le quotidien : facilité d’application, confort, coût, temps passé et régularité dans le temps.

Faut-il tout faire d’un coup ?

Non. Les changements les plus utiles sont souvent ceux qu’on peut répéter sans se compliquer la vie.

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